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icirc;ner.
-- Mais je vous ai déjà dit qu’on en riait, répondit le chevalier de Lorraine, et Monsieur tout le premier.
-- Cependant, hasarda de Guiche, on m’a parlé d’une visite du roi à Madame.
-- Eh bien! précisément; Madame était la seule qui ne rît pas, et le roi est passé chez elle pour la faire rire.
-- En sorte que?
-- En sorte que rien n’est changé aux dispositions de la journée.
-- Et l’on répète le ballet ce soir?
-- Certainement.
-- Vous en êtes sûr?
-- Très sûr.
En ce moment de la conversation des deux jeunes gens, Raoul entra le front soucieux.
En l’apercevant, le chevalier, qui avait pour lui, comme pour tout noble caractère, une haine secrète, le chevalier se leva.
-- Vous me conseillez donc, alors?... demanda de Guiche au chevalier.
-- Je vous conseille de dormir tranquille, mon cher comte.
-- Et moi, de Guiche, dit Raoul, je vous donnerai un conseil tout contraire.
-- Lequel, ami?
-- Celui de monter à cheval, et de partir pour une de vos terres; arrivé là, si vous voulez suivre le conseil du chevalier, vous y dormirez aussi longtemps et aussi tranquillement que la chose pourra vous être agréable.
-- Comment, partir? s’écria le chevalier en jouant la surprise; et pourquoi de Guiche partirait-il?
-- Parce que, et vous ne devez pas l’ignorer, vous surtout, parce que tout le monde parle déjà d’une scène qui se serait passée ici entre Monsieur et de Guiche.
De Guiche pâlit.
-- Nullement, répondit le chevalier, nullement, et vous avez été mal instruit, monsieur de Bragelonne.
-- J’ai été parfaitement instruit, au contraire, monsieur, répondit Raoul, e
Le vicomte de Bragelonne, Tome II., page 337
by Alexandre Dumas