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er des lecteurs.
Beaucoup d'autres personnes furent scandalisées de _Candide_, et Voltaire désavoua cet ouvrage, qu'il appelle lui-même une coïonnerie. Il ne faut pas, au reste, prendre à la lettre son titre d'optimisme. L'optimisme, dit-il ailleurs[1], n'est qu'une fatalité désespérante.
[1] _Homélie sur l'athéisme_. Voyez les _Mélanges_, année 1767; et aussi, tome XII, une des notes du troisième _Discours sur l'homme_.
Voltaire écrivit, sous le nom de Mead, une lettre relative à Candide, qui fut insérée dans le _Journal encyclopédique_, du 15 juillet 1759: on la trouvera dans les Mélanges, à cette date.
C'est à Thorel de Campigneulles, mort en 1809, qu'çn attribue une _Seconde partie de Candide_, publiée en 1761, et plusieurs fois réimprimée à la suite de l'ouvrage de Voltaire, comme étant de lui. On l'a même admise dans une édition intitulée : _Collection complète des Oeuvres de M, de Voltaire, 1764, in-12_. L'édition de Candide, 1778, avec des figures dessinées et gravées par Daniel Chodowicky, contient les deux parties.
Le _Remercîment de Candide à M. de Voltaire_ (par Marconnay) est de 1760.
Linguet publia, en 1766, la _Cacomonade, histoire politique et morale, traduite de l'allemand, du docteur Pangloss, par le docteur lui-même, depuis son retour de Constantinople_, 1766, in-12; nouvelle édition, augmentée d'une lettre du même auteur, 1766, in-12. Un arrêt de la cour royale de Paris, du 16 novembre 1822 (inséré dans le Moniteur du 26 mars 1825), ordonne la destruction de la _Canonnade, ou Histoire du Mal de Naples, par Linguet_. Ce n'est pas la première fois que les ouvrages condamnés sont mal désignés dans les jugements. L'arrêt de la